ASSIS(E), ALLONGE(E) OU DEBOUT : QU’IMPORTE LA POSITION POURVU QU’ON AIT LA DETERMINATION

Hommage à Rosa PARKS et Clodette COLVIN

Et à tout(es) les autres…

« Rester debout » est une expression bien connue et souvent utilisée pour exprimer l’idée d’une personne restant digne devant l’adversité.

On a également l’habitude de dire sans même y penser « se lever » ou « se dresser » contre l’injustice, comme si seule la station debout était compatible avec la lutte et la détermination.

Pourtant, on peut résister et faire preuve de dignité en restant assis(e), comme l’on démontré Rosa Parcks, le 1er décembre 1955, et Clodette Colvin, neuf mois plus tôt.

Deux femmes noires américaines qui, il y a 60 ans, en refusant de se lever comme on le leur demandait pour laisser leur place à un blanc dans un bus, ont contribué à la mise en place de la stratégie judiciaire élaborée par les militants des droits civiques aux Etats Unis pour dénoncer la ségrégation raciale et lancer le début d’un mouvement de grande ampleur.

Et comme l’ont également démontré, bien sûr, tous les activistes et militants handicapés à travers le monde luttant pour leurs droits, et qui aux Etats-Unis se sont d’ailleurs amplement inspirés du mouvement pour les droits civiques (qui a stimulé bien des luttes).

Au bout du compte, la position du corps importe donc assez peu lorsqu’il s’agit de se battre pour l’égalité des droits. Cela paraît évident, mais il n’est peut-être pas totalement inutile de la rappeler.

Nous sommes tous également fiers, dignes et résolus dans nos combats.

Que ceux qui en doutent ou qui nous sous-estiment ne l’oublient pas.

NB : Je me permets de rebondir ici au post très intéressant de Sihame Assbague sur facebook sur ce jour anniversaire.

Rosa Parcks

Clodette Colvin

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