2020 : AIMONS-NOUS VIVANTS

Je vous souhaite sincèrement une très bonne année. Comme François Valéry en 1989, j’ai envie de vous dire : « Aimons-nous vivants, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent. »

Quoi c’est ringard ? Quoi c’est kitch ? Quoi c’est naze ? Quoi je ne suis pas assez inspirée cette année ?

Primo, c’est un hommage à la #Team79 dont je fais partie et qui a fêté ses 40 ans en 2019. Son année de fête s’achève. Mon bilan : on devrait avoir 40 ans plus souvent. C’était génial : teuf sur teuf, cagnotte sur… cagnotte [1], amis géniaux sur amis géniaux, rencontre sur rencontre, surprise sur-prise !

Deuzio, les paroles de cette chanson sont beaucoup plus profondes qu’il n’y paraît. Ce sont « les mots faciles qui ont le pouvoir de déranger » dixit François Valéry lui-même, lucide, dans son texte.

Mettons de côté les quelques phrases validistes comme : « Aimons-nous debout. »

NB : Nan, François tu te trompes, on peut s’aimer assis. On peut s’aimer allongé.e.s (oui ok ça vous saviez plus ou moins) On peut vivre et s’aimer dans toutes les positions de la terre. Je sais, j’imagine, que c’est difficile d’intégrer ça quand on est valide mais petit à petit l’oiseau fait son nid. Vous allez y arriver…

Concentrons-nous sur l’essentiel du message :

Aimons-nous vivants [2], n’attendons pas que la mort nous trouve du talent.

Le temps passe vite. Très vite, surtout sur la fin, y’a comme qui dirait une accélération. Le temps est ce que l’on a tou.t.e.s de plus précieux. Il m’est d’avis que c’est maintenant qu’il faut en profiter, ne pas le perdre inutilement, le consacrer à ceux que l’on aime réellement et qui nous font du bien [3]. Demain il sera trop tard. Je sais que nous n’avons pas tou.t.e.s le même rapport au temps et que l’on ne peut pas vivre chaque seconde en pensant à la mort [4]. Quand on y pense trop on ne profite pas non plus de la vie mais il faut y penser de temps en temps, ça remet deux trois idées en place. Moi, par exemple, en mai 2012 je ne suis pas passée très loin de la fin (ce n’était pas vraiment la première fois mais ça faisait longtemps). Ben… ça m’a fé réfléchir… J’ai démissionné, je me suis installée à mon compte, j’ai créée mon blog, j’ai repris le militantisme. Tout ceci pour le meilleur et pour le pire. Parfois, quand je me prends le chou like everybody pour des conneries, je tombe sur le bracelet que l’on m’a mis au poignet à mon admission aux urgences le 30 mai 2012 et que j’ai gardé précieusement pour m’en rappeler. Ça me calme.

Faisons la paix, faisons l’amour entre nous.

Aimons-nous surtout.

Mais oui ! Mais graaaaave ! On signe où François ? Où ?!

Pour ne plus jamais jamais vivre à genoux. 

Il voulait dire « vivre sous un joug » mais c’était trop long ou « vivre oppressé » mais ça rimait pas. Peu importe, le message est fort.

Combien de larmes et de sourires ?

De mots qu’on a pas osé dire ?

Dieu que le silence est une arme qui fait souffrir

Combien d’amours inavoués, combien de passions condamnées ? 

Trop. Beaucoup beaucoup trop… ça aussi, il faut que ça cesse.

S’il faut danser, je veux danser maintenant ! 

Et moi donc ! Danser est l’une des meilleures choses de la terre avec le pain au chocolat. Danser, c’est la vie [5].

C’est vrai, on ne peut pas changer le monde. Je saaais. Mais c’est bon d’y croire une seconde. 

Cette phrase défaitiste, par contre, elle est étrange. Elle ne colle pas du tout avec le reste. François ne doit pas être assez politisé ou bien il est macroniste et c’est regrettable.

On peut changer le monde. On ne va pas se contenter d’y croire, on va le faire.

2020, ce sera notre année ou au moins le début de notre décennie. C’est tout ce que j’espère.

 

NOTES

[1] Oui, je vais aller à N.Y (mon cadeau d’anniv pour info). Oui, je vais y aller. Arrêtez de me mettre la pression, je vous en supplie. Je n’ai pas placé l’argent en Suisse, je vais y aller ! Un jour…

[2] Avec un handicap et/en en mauvaise santé c’est jouable, heureusement. Morts c’est plus dur mais peut-être pas impossible, who knows

[3] Ceci n’est PAS une pipe, ni une leçon de vie, c’est du bon sens.

[4] Je ne vous souhaite pas d’être comme moi. Organiser ses funérailles pour rien toutes les deux semaines depuis l’âge de 3 ans, brûler les textes pourris et les lettres d’amour non timbrées (WTF c’est qui lui ? Ah, si… je me souviens… autant pour moi… wow, qu’est-ce que j’étais con hier à cette époque LOL) pour ne pas qu’elles ne tombent entre de mauvaises mains, s’inquiéter outre mesure pour les gens qu’on aime, saouler tout le monde avec des blagues hyper limite à ce sujet : é-pui-sant.

[5] J’ai pris la résolution de danser encore plus en 2020 et de constituer une #TeamDance. Are you in ?