À propos

Qui suis-je ? Pourquoi ce blog ?

I am what I am

I am my own special creation

So come take a look, give me the hook or the ovation

It’s my world

That I want to have a little pride in, my word

And it’s not a place I have to hide in

Life’s not worth a damn, `til you can say

I am what I am

I am what I am

I don’t want praise I don’t want pity

I bang my own drum

Some think it’s noise I think it’s pretty

 (…)

 I am what I am and what I am needs no excuses

I deal my own deck, sometimes the ace, sometimes the deuces

Plus sérieusement, my name is ROJAS, Elisa ROJAS, et je suis avocate au Barreau de Paris.

Au départ, pour être sincère l’idée de ce blog était de vous parler principalement des problèmes d’accessibilité et des difficultés rencontrées dans le cadre de mon exercice professionnel. Puis, d’élargir à chaque fois que possible au handicap, aux droits, à l’accès au droit et à la représentation des personnes handicapées.

D’où son titre magnifique : « Aux marches du Palais. »

L’idée m’en est venue un jour où je me suis retrouvée à assister mon client en bureau de conciliation au Conseil des Prud’hommes de Villeneuve Saint Georges, dans la cuisine… La salle d’audience était à l’étage. D’habitude, je me fais porter et j’accepte – presque sans broncher – ces conditions d’exercice indignes. Mais ce matin là, j’ai décidé d’exprimer mon mécontentement et il m’a été proposé de tenir l’audience dans la cuisine. J’étais fatiguée. J’ai accepté.

Une fois dans la cuisine réservée au personnel du Conseil, avec mes notes sur la table, mon client, entre le frigo et la machine à café à faire semblant que tout était normal, je me suis dit : « Quand même… je suis dans la cuisine ! Tout ça parce qu’une juridiction, un bâtiment public de la plus haute importance qui devrait être accessible à tous, ne l’est pas. Ça mériterait une photo souvenir et même d’écrire une bafouille là dessus. Genre un billet de blog. C’est con… j’ai pas de blog. »

Me retrouver « aux marches du Palais » sans pouvoir y accéder de façon simple c’est, vous l’aurez compris, souvent la sensation que j’ai quand je me rends dans les Palais de Justice de France et Navarre pour exercer mon métier. Se retrouver bloquées à l’entrée, « aux marches » de la société, et dans l’impossibilité d’y prendre part dans les mêmes conditions que les autres, c’est aussi plus généralement, et de façon imagée, l’impression que beaucoup de personnes handicapées ont, je pense, au quotidien. Une impression qui correspond du reste à une réalité. « Aux marches du Palais » c’est, en plus, le titre d’une comptine qui me fait beaucoup rire.

La justice du XXIème siècle et ses problèmes d’accessibilité, c’était l’idée de départ, mais… il se trouve que j’ai changé de mode d’exercice professionnel l’année où j’ai créé ce blog. Mon organisation s’est modifiée et même si j’ai continué à me déplacer et à plaider, j’ai eu moins d’occasions de procéder à l’état des lieux que j’envisageais de faire.

De fil en aiguille, sans que je puisse vous expliquer pourquoi, j’ai fini par écrire davantage sur les représentations du handicap que sur le reste. Sûrement parce que c’est une question qui m’intéresse énormément (depuis longtemps) et aussi parce que les représentations, le traitement médiatique du handicap, l’analyse des images et du langage utilisé est révélateur de tout le reste et de la place qui nous est attribuée en tant que personnes handicapées dans cette société.

Aujourd’hui, s’il fallait le décrire en quelques mots, je dirais simplement que ce blog est un espace militant un peu plus personnel que les autres dans lesquels j’évolue.

Le sujet principal reste le handicap, la lutte pour le respect de nos droits et la déconstruction du discours dominant et des représentations biaisées qui nous plombent insidieusement la vie. Ceci dit, comme je ne m’interdis rien, il se pourrait également que j’aborde d’autres sujets.

PS 1 : Je m’excuse par avance pour les fotes d’ortograffe et les coquilles de toutes sortes. Si vous êtes un Maître Capello en puissance, amateur ou professionnel, je préfère vous prévenir, vous risquez de souffrir…

PS 2 : Quelle qu’en soit la valeur, sur laquelle je ne me prononcerais pas, mes textes sont protégés par le droit d’auteur. Pensez-y si vous souhaitez les citer (good idea si vous précisez d’où ils viennent) ou… les plagier (bad, bad, bad idea).

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